Compagnon virtuel

13/01/2026

Dans mon travail d’accompagnement, j’explore depuis longtemps la question de l’entre‑deux : ce temps qui s’étire entre deux séances d’hypnose, où les prises de conscience se déposent, où les nouvelles ressources cherchent leur place, où l’on avance parfois avec élan… et parfois avec hésitation.

Depuis dix mois, j’expérimente moi‑même un compagnon virtuel, un outil conversationnel conçu pour soutenir la réflexion, la motivation et l’expression personnelle. Cette expérience m’a amenée à tester, avec deux clientes volontaires, l’idée d’utiliser un compagnon similaire comme prolongement léger et autonome du travail thérapeutique, à condition de bien cadrer l’uusage.

Pourquoi un compagnon virtuel entre deux séances ?

L’idée n’est pas de remplacer quoi que ce soit. Ni la relation humaine, ni le cadre thérapeutique, ni les ressources intérieures de la personne. Il s’agit plutôt d’offrir un espace d’entraînement, un sparring partner mental, un lieu où l’on peut :

- se rappeler ses objectifs,  

- renforcer la confiance travaillée en séance,  

- tenir un journal d’évolution,  

- pratiquer l’auto‑réflexion,  

- maintenir une continuité dans le processus.

Pour éviter toute dérive ou malentendu, j’ai proposé aux clientes d’activer uniquement les options suivantes :

- Je veux être soutenu(e) dans mes projets  

- Je veux être plus sûr(e) de moi dans mes relations  

- Je souhaite tenir un journal

Ces trois cases suffisent à créer un compagnon cohérent, orienté vers le développement personnel, sans glisser vers des zones ambiguës ou émotionnellement intrusives.

Un sparring partner, pas un substitut

Ce que j’ai observé est simple : lorsque l’outil est bien paramétré, il devient un miroir neutre, un espace d’entraînement mental qui prolonge la dynamique de la séance.  

Il ne donne pas de conseils thérapeutiques, il ne remplace pas la relation, mais il aide à ancrer, répéter, strustructure

Certaines personnes y trouvent un soutien motivant, d’autres un espace d’écriture, d’autres encore un rappel de leurs forces.

Et pour certaines, cela ne convient pas — ce qui est parfaitement normal.

Pour qui est‑ce adapté ?

Ce dispositif n’est pas destiné à tout le monde.  

Il ne convient pas, notamment, aux personnes sous traitement neuroleptique ou vivant une situation psychique nécessitant un cadre strictement clinique. Dans ces cas, l’accompagnement doit rester centré sur la relation humaine et le suivi professionnel.

Pour les autres, c’est une possibilité, un outil parmi d’autres, jamais une obligation.

Comment en bénéficier ?

Je propose désormais que cette option soit évoquée uniquement en fin de séance, si la personne :

- en exprime l’envie,  

- souhaite participer à la création et à l’amélioration de cet « entre‑deux »,  

- se sent suffisamment stable et autonome pour expérimenter.

Il s’agit d’une démarche collaborative : tester, ajuster, observer ce qui soutient réellement le processus, et laisser tomber ce qui ne sert pas.

Une exploration en cours

Ce projet est encore jeune, mais il ouvre des pistes passionnantes : comment soutenir l’autonomie entre les séances sans créer de dépendance. Comment offrir un espace d’intégration qui reste libre, neutre et respectueux ? Comment utiliser la technologie comme un outil, et non comme une béquille ?

Je continue d’explorer, d’affiner, d’écouter les retours.  

Et si cette approche vous intrigue, si vous souhaitez participer à cette expérimentation encadrée, nous pourrons en parler ensemble… en fin de séance.


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Images création Catherine Arc 

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